Ernie ELS vainqueur d'un British Open :
"tout sauf facile"Dans le
premier pay-off à quatre de l'histoire du British Open et le premier qui a nécessité
plus de quatre trous pour la victoire, Ernie Els, le Sud-Africain a éliminé le Français
Thomas Levet avec une sortie de bunker de
légende pour sauver le par dans la " mort subite ".
Après quatre ans d'émerveillement sur les qualités de Woods et questions sur les
siennes propres, Els a montré qu'il était capable réussir. Mais à
Muirfield, il n'a pas battu Tiger Woods qui avait été défait la veille, comme
beaucoup d'autres, par la pluie et le froid.
Mais le " Big Easy ", (grand facile) surnom donné par les anglo-saxons, ne
s'est pas facilité la tâche en gaspillant une avance de trous coups sur les derniers
trous pour se retrouver en play-off à quatre. Et il lui a fallu faire cinq pars et une
dernière sortie de bunker de légende pour venir à bout de Thomas Levet qui bogeya le
dernier trou.
" Cette sortie dénote une grande maîtrise de nerfs. Il est très, très doué et
j'ai perdu face à un très grand joueur. " dire Thomas Levet en soulevant à bout de
bras l'immense Ernie Els sous les applaudissements de la foule.
" Je n'étais pas très confiant quand je suis arrivé " dira Els, " mais
je suis de nouveau en piste et je peux désormais essayer de gagner les majeurs. Ce
tournoi fut quand même un des plus durs que j'ai joués " a-t-il ajouté. " Les
émotions ont été fortes et je ne pensais pas les traverser. "
C'est le troisième tournoi majeur remporté par Ernie Els, 32 ans, depuis son premier US
Open remporté il a cinq ans. Aucun ne fut facile, mais celui-ci est en tête de liste.
Thomas Levet n'est pas Jean Van
de Velde
Ce Français n'est pas Van de Velde est le titre d'un reporter anglo-saxon après le
play-off entre Ernie Els et Thomas Levet au British Open." Thomas Levet a perdu le
British Open qu'il avait des chances de gagner. mais toute comparaison avec Jean Van de
Velde s'arrête avec le fait qu'ils sont tous deux Français et qu'ils ont été très
proches d'inscrire leur nom sur le prestigieux trophée " a écrit Tim Dahlberg,
reporter à Associated Press. "Il y a trois ans, Jean de Velde a gâché ses chances
de victoire dans un spectaculaire effondrement au 18ème trou de Carnoustie et dont il ne
s'est toujours pas remis. "
Il est vrai que la*a manière dont Thomas Levet a joué le dernier round du British laisse
entrevoir beaucoup plus de chances d'avenir. Levet a si bien joué et ensuite a été si
gracieux après le putt final en portant l'immense Els dans ses bras en déclarant :"
C'est la vie et Els a mérité de gagner. C'est un grand champion et il a
très bien joué ".
Ainsi fit Levet qui avait pourtant commencé la journée avec quatre coups de retard sur
le leader Els et qui s'est glissé dans un groupe de challengers qui suivaient Els dans
l'espoir de s'en rapprocher. Il n'imaginait pas qu'il allait combler son retard et se
retrouver en play-off avec Els, Appleby et Elkington. Pas plus qu'il n'imaginait qu'il
allait aller au play-off final en " mort subite " face à Els grâce à quelques
putts très réussis.
Le temps de driver au départ de ce 18ème trou et il se trouva dans la course de sa vie
de golfeur. Et de sa vie tout court. En marchant vers le green final, il encourageait les
fans à le soutenir. Il tendait les mains derrière les oreilles pour mieux les entendre
et le public répondait. Le "petit Français" avait gagné la foule.
Mais son sac de bons coups était épuisé et son put pour le par passa près, tout près
du trou
C'en était fait. Il a alors félicité Ernie Els pour sa sortie de bunker
géniale, dit que c'était un grand champion, qu'il avait mérité sa victoire et il le
souleva à bars le corps devant une foule en joie.
Pourtant Levet aurait pu gagner le tournoi, car il ne fut pas heureux aux 17 et 18
manquant le but d'un cheveu...
C'était très différent de Jean Van de Velde qui gâcha ses chances en 1999 par un défi
inutile au 18ème trou.
Depuis dimanche, la vie de Levet a changé et il va retrouver beaucoup d'occasions de
montrer ses qualités sur d'autres circuits comme l'US Open et le Masters où est admis de
facto.
" Je suis très heureux avec ce qui est arrivé aujourd'hui. Ce fut un grand jour
".
- Mais vous n'êtes que second ?
- " Ne prendriez-vous pas une seconde place à l'Open tous les ans ?
dira-t-il. " Moi, je suis preneur ".
Bravo, beau champion.
Monty attaque la presse britannique
A l'issue du British Open 2002 qu'il a terminé en 297
(74-64-84-75) - son plus mauvais score - , le bouillant Ecossais Colin Montgomerie est
parti dans une attaque verbale en règle contre la presse anglaise. Il était accusé de
n'avoir pas répondu aux questions des journalistes pour expliquer son écart de 20 coups
entre le score du vendredi et celui du samedi.
Le " Mail of London " écrivait que " Mr Ronchon " était revenu et le
" Sunday Mail " de Glasgow reflétait les changements d'humeur d'un " Monty
chantant, dansant que tout le monde adore au " Monty râleur et furieux que les
Yankees aiment haïr ".
" Je suis très déçu par l'attitude de la presse d'aujourd'hui à propos de mon
tempérament. Il a toujours été correct et ce depuis des années. Mais lorsque j'ai
terminé ce vendredi noir, Tiger Woods était là et s'intéressait à lui. Et personne
n'a demandé à me parler. Est-ce que j'ai réagi ? Est-ce que j'ai râlé ? " Et
Montgomerie d'ajouter : " J'ai été blessé par cette attitude et je me retire des
tournois pour les deux semaines à venir. Je ne peux plus supporter ces attaques. " |
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Ernie ELS, vainqueur, félicite Thomas LEVET, son
dernier challenger, à l'issue du plus long play-off dans l'histoire du Brtish Open

Un Thomas LEVET gracieux et fair-play qui a conquis le
public anglo-saxon à Muirfield (Ecosse) où il termine second derrière Ernie Els
Les règles du play-off du British Open
Le play-off à quatre du British Open 2002 fut le premier
du genre dans l'histoire de cet Open célèbre et certains ont été étonnés de la
manière dont il fut joué.
Les officiels du British Open ont donné trois raisons pour avoir divisé les parties
finales en deux groupes de deux plutôt qu'en foursome. Le play-off s'est joué sur les
trous 1, 16, 17 et 18 et le " mort subite " sur le 18.
Voici les raisons :
- les joueurs ont joué en paires toute la journée
- ce fut un stroke-play et non un match-play
- la contrôle des mouvements de foule était facilité.

"Personne ne souhaitait me parler"
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