 Si la
Franche vous était contée...
par Frédéric Sabathié
Où jouer ?
Que voir ?
Informations
Besançon Mai 2001
Si la promenade est la gastronomie de lil, comme le dit un vieil
adage, la Franche-Comté offre au regard un festin. Entre Vosges et Jura, à la frontière
suisse, le pays comtois est un régal de lacs et de reculées encaissées, de vallées
ouvertes où alternent forêts de feuillus et de résineux, vignobles prestigieux et
grands espaces verts, dont les golfs font évidemment parti. Pourtant, les charmes de
cette région envoûtante sont souvent trop méconnus des Français et nous allons essayer
à travers ce rédactionnel de vous les faire découvrir.
Actuelle capitale régionale de la
Franche-Comté, jadis cité maîtresse de la Séquanie, ville libre dEmpire
jusquà son passage des Habsbourg dAllemagne aux Habsbourg dEspagne,
doù le surnom donné de ville espagnole par Victor Hugo, Besançon,
ville de 120 000 habitants, blottie dans un vaste méandre du Doubs, est une cité au
charme indéniable, pleine de vie et aux attraits multiples : maisons anciennes et hôtels
particuliers du XVIIIè siècle, édifices publics dus à de grands architectes, riches
musées, et espaces vertes qui ont fait delle, la première ville verte de
France.
La pratique de lhorlogerie fit sa
gloire pendant des décennies, et sa citadelle, chef duvre militaire du XVIIè
siècle, construite par Vauban pour Louis XIV, est un belvédère intact, superbement mis
en valeur, qui ferme avec puissance et élégance un méandre du Doubs. Sa visite révèle
ses différents rôles dans lhistoire, pendant laquelle elle fut successivement
caserne, prison dEtat, forteresse puis lieu dexécution des résistants lors
de la Seconde Guerre Mondiale. Aujourdhui, elle réunit trois musées : un Muséum
dhistoire naturelle, un Musée de la Résistance et enfin un Musée Comtois.

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 Le golf de
Besançon
Cest en 1967 que Stéphane
Boullier, PDG des montres Timex-Kelton, qui avait découvert le golf aux Etats-Unis, fit
appel à larchitecte Michaël Fenn pour dessiner un parcours dans la forêt de
Chauley, à une dizaine de kilomètres à lest de Besançon. Grâce à la renommée
de sa société, Stéphane Boullier trouve rapidement 300 actionnaires afin de finaliser
son projet et le parcours de la Chevillotte, inséré dans une forêt où les sapins
prédominent, ouvre en 1968.
Ses greens assez petits, (450 m2
maximum) et plats, offrent des surfaces de putting relativement faciles, mais avant
darriver sur ces espaces tondus de près, pour jouer ses deuxièmes coups ou ses
approches, le golfeur a très rarement les pieds en plat et ne peut se permettre de
lâcher des coups, la forêt étant bien accueillante pour les balles slicées ou
hookées....
Mes trous préférés se suivent : le
12 long par 3 de 192 mètres (boules blanches) et 162 mètres (repères jaunes), avec un
green que lon ne distingue pas bien du départ, bien défendu par trois bunkers et
par un arbre sur sa droite. Un senior devra employer un bois 3 en faisant attention au
coup en draw..
Le 13 qui le suit est un magnifique par
4 de 335 mètres en montée. Sur le 14, superbe véritable juge de paix. de 370 mètres, attention à la longueur de votre
drive sur un fairway quelque peu étriqué. Au 15, ne manquez pas la vue sur le village
comtois de Mamirolle.
En résumé, un parcours intéressant
à jouer pour ses 520 membres et qui accueille des green-fees en semaine. Un conseil:
profitez dune belle matinée printanière pour y jouer...Les écureuils et les
biches vous admireront du coin de lil...
Du golf de Besançon à celui de
Bournel, seconde étape de notre périple dans le Doubs, ne manquer pas dans le charmant
village de Nancray, les maisons comtoises, puis la cité de Baumes-les-Dames, célèbre
pour son abbaye de bénédictines et pour son équipe de football, battue récemment en
Coupe de France par le Paris-Saint-Germain.

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