 Le
Sénégal, c'est génial !
par Jean-Luc
Duclos
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J'ai même rencontré un directeur heureux au
golf de Saly.
Joël Danton, dirige le golf de Saly depuis maintenant six mois, à l'appel
des propriétaires belges du parcours Francis Dugardyn et Daniel Van Eeckhout et avouons
qu'il a trouvé à Saly, un golf qui répond tout à fait à ses souhaits. Ce golf,
dessiné par l'architecte belge Vic Bernstein, et ouvert dans sa configuration de dix-huit
trous depuis maintenant 2 ans, est inscrit dans un cadre exceptionnel. "Songez qu'il
y a 6 ans, il n'y avait qu'une cinquantaine de végétaux, principalement des baobas"
souligne Vic Bernstein, golfeur à 1 chiffre et grand admirateur de l'architecte texan
Robert Van Hagghe.
Effectivement, en déambulant sur ce parcours gagné sur la brousse saharienne,
où plus de 50 000 arbres de 250 essences botaniques (manguiers, citronniers, cocotiers,
frangipaniers, flamboyants, hibiscus, figuiers de barbarie, bougainvilliers
) ont
été plantés, on a de quoi être surpris
Dès votre arrivée sur le parking, à bord de la
calèche que vous pouvez appeler depuis votre hôtel, le décor est planté, avec un
pélican, symbole de ce golf, qui repose tranquillement sur une balle de golf géante au
bord d'un petit bassin où chaque jour une ration de poissons lui est apportée.
Au Club-House, Mamadou Ba, cousin du joueur de football
du Milan A. C et les délicieuses Thérèse et Faty vous accueillent avec le sourire et
appellent un (ou une cadette) pour porter votre sac et vous aider à appréhender ce
parcours.

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Le tee du 1,
comme tous les autres départs qui jalonnent ce parcours, est surélevé, orné de plantes
grasses ou de petits végétaux sur ses côtés. Devant nous, le fairway se découvre et
premier surprise, pour nous européens, habitués à jouer sur des fairways presque tondus
comme des greens, l'herbe est absente
Les greens comme les départs, semés en bermuda sont magnifiques, dignes des
plus beaux golfs. Pas trop difficiles à la lecture et d'une superficie de 500 m2 en
moyenne, ils sont peu défendus par des bunkers frontaux, ce qui vous autorise à des
approches roulées depuis de magnifiques avant-greens, car depuis les fairways, les tees
sénégalais, sortes de petits supports en caoutchouc sont nécessaires
Les plus beaux trous du parcours sont à la fin. Le 16,
magnifique par 5 de 450 mètres en léger dog-leg, requiert un drive parfait. Selon la
longueur de ce dernier, vous pourrez attaquer en deux, le green surélevé, situé
derrière un marigot (petite rivière) qu'il faut survoler ou faire une petite approche
devant cet obstacle d'eau. Au 17, par 3 de 150 mètres, vous devrez survoler un obstacle
d'eau avant de jouer le 18, trou grandiose de 300 mètres, où du départ, entouré de
magnifiques lotus, vous aurez une vue magnifique sur un green lové entre des baobabs
tricentenaires. Il faut jouer ce parcours et surtout le photographier, car c'est un
plaisir pour les yeux
Dans l'avion qui nous ramène vers l'hexagone, la nostalgie
s'installe et on se promet de revenir bien vite "s'éclater au Sénégal" comme
le chantait Martin Circus il y a une vingtaine d'années

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